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Feu d’entrepôt à Miramas

31 Mars 2007
Feu entrepôt

Samedi 31 mars, vers 3 heures 20 du matin, un feu d’entrepôt est signalé au Cta/codis sur la commune de Miramas au niveau du chemin de Calameau.

Arrivés sur les lieux, les secours constatent que le feu s’est en fait déclenché dans une galerie de circulation desservant plusieurs entrepôts.

Dans cette galerie, transformée en lieu de stockage, sont accumulés, sur 40 mètres de profondeur, divers mobiliers et appareils d’électro ménagers dont le volume peut être estimé à 400 m3.

Les sapeurs-pompiers ne peuvent pénétrer pour attaquer le foyer compte tenu de la densité de matériel entreposé et du fort pouvoir calorifique et fumigène généré par le sinistre.

La galerie en question ressemble à un four sans cheminée. L’attaque initiale est réalisée depuis l'extérieur au moyen d'un canon portatif et d'une Lance à Débit Variable (LDV) en alternance, compte tenu de la ressource en eau limitée.

La priorité des autorités est d’attaquer le feu par la façade avant de la galerie et d’assurer la protection des autres locaux contigus situés de part et d'autre. Après ouverture des rideaux de fer à la disqueuse et pénétration dans les volumes menacés , munis de LDV, l'action est centrée sur la protection de deux établissements recevant du public, l’un étant un magasin de vente de carrelages et l’autre dédié à la vente de produits de piscines avec son lot de produits inflammables (solvants, chlore…) ainsi qu'à un autre hangar contenant une dizaine de véhicules dont plusieurs camions nacelles et des rouleaux électriques. Un autre volume contenant une seule machine outil est placé sous surveillance.

Afin d'assurer le désenfumage, mais aussi de pouvoir attaquer le feu dans l'extrémité du stockage une trouée est créée dans le mur opposé à l’entrée.

En parallèle, à partir de deux échelles aériennes, une douzaine de pyrodomes est cassée pour créer la ventilation naturelle rendue impossible par manque de commande manuelle des pyrodomes, ceci afin d'éviter tout phénomène d'embrasement généralisé.

Après une attaque initiale au moyen de 4 LDV à eau et un canon, avec le soutien hydraulique de 3 Camions Citernes de Grande Capacité (CCGC), l’alimentation hydraulique est renforcée par le camion dévidoir (DATT) de Berre qui a établi une ligne de 250 mètres de 110 mm.

Compte tenu de la violence de l’incendie et de l’inefficacité de l’eau, une attaque à la mousse est alors décidée. Deux générateurs de mousses sont mis en place afin de produire de la mousse haut foisonnement afin de saturer la galerie.

5 lances à mousse issus de fourgons et du Fourgon Mousse Grande Puissance (FMOGP) de Marignane sont alors établies en complément. La berce émulseur assure la logistique.

Le Poste de Commandement de colonne installé sur site a permis aux secours de disposer d’une bonne structure d’appui en liaison permanente avec le CODIS.

Compte tenu des circonstances particulièrement difficiles et défavorables pour les secours, le feu n’a été circonscrit qu’au bout de 6 heures et n’a été considéré comme éteint qu’en milieu d’après-midi.

Au final, malgré une attaque très difficile, la tenacité des sapeurs-pompiers a permis de contenir le sinistre : toutes les exploitations contigues à la galerie ont été protégées et n’ont subi que des dégâts mineurs. Sur les 3700 m2 concernés par l'incendie, 300 m2 ont été totalement détruits.

60 sapeurs-pompiers environ ont participé à cette intervention sous le commandement du chef de groupe Miramas, puis du chef de colonne, le capitaine Rodriguez et du chef de site, le commandant Fonters.

 
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