SDIS13 - Sapeurs Pompiers des Bouches du Rhône
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La Départementalisation : 8 ans après (Partie 2)

6 Mai 2008 D.D.S.I.S.

LES INFRASTRUCTURES

Plein Feu sur L’harmonisation des moyens « 8 ans d’évolution bâtimentaire »

Les communes et les intercommunalités ont transféré en 2000, la gestion des centres de secours des Bouches-du-Rhône au SDIS.

 

Sur ce patrimoine bâtimentaire d’une surface totale supérieure à 100 000 m2 dont une importante partie est utilisée 24h/24h et 365 jours par an, des travaux permanents d’entretien, de maintenance et d’aménagements sont menés sans relâche depuis la départementalisation par les agents du groupement infrastructure du SDIS 13.

Au-delà de ces travaux quotidiens, les structures de secours créées selon la volonté des collectivités avant 2000 ne correspondaient plus aux impératifs posés par le schéma départemental d’analyse et de couvertures des risques (SDACR) arrêté par le Préfet des Bouches-du-Rhône.
L’audit bâtimentaire effectué en 1999 avait démontré la nécessité de prévoir la reconstruction d’une trentaine de centres de secours et la réhabilitation et/ou l’extension d’une dizaine d’autres.

C’est pourquoi les élus du conseil d’administration du SDIS des Bouches-du-Rhône ont délibéré lors de la séance du 13 Octobre 2000 pour un plan pluriannuel de construction et de réhabilitation des infrastructures du département, qui intègre des regroupements de centres de secours ou de nouvelles constructions
Les sapeurs-pompiers interviennent au quotidien pour protéger, secourir, et sauver les populations du département.
Ces femmes et ces hommes toujours prêts à agir, évoluent parfois dans des milieux périlleux et n’hésitent pas à exposer leur vie pour protéger celle des citoyens.
Il était important de leur offrir un cadre de vie adapté.
C’est pourquoi la conception des centres de secours a été réalisée en fonction des évolutions liées à l’effectif humain, au matériel, aux spécifications techniques et particulières de chaque caserne.
Une volonté politique qui permet d’adapter les unités fonctionnelles, opérationnelles, administratives et de vie de chaque centre de secours aux besoins des sapeurs-pompiers.

 

20 CASERNES RECONSTRUITES EN 8 ANS SOIT 1/3 DU PATRIMOINE EN 10 ANS

 

Ce plan pluriannuel, assujetti à un programme de financement, réactualisé par délibération du CASDIS le 11 février 2003 se décompose en deux volets.
Dans un premier temps, la commune ou le syndicat intercommunal met à disposition du SDIS à titre gratuit un terrain.
La maîtrise d’ouvrage est assurée soit par le SDIS, soit par la commune siège de l’infrastructure régie par une convention de délégation de la maîtrise d’ouvrage.
La loi de 1996 prévoit dans son article 18 la possibilité pour le SDIS nouvellement créé de confier à la commune, au syndicat intercommunal ou au département et à leur demande, la responsabilité d’une opération d’extension, de réhabilitation, de reconstruction ou d’équipement d’un centre de secours.
C’est dans ce cadre et notamment par la signature de conventions de coopération techniques et financières avec les communes ou syndicats intercommunaux que les premières réalisations ont été effectuées.

 

Constructions des Centres de Secours

 

Initialement les casernes ne possédaient pas de locaux conçus aux missions des sapeurs-pompiers.
Au moment du transfert, élus, sapeurs-pompiers et techniciens ont pris en compte l’augmentation des effectifs, l’aspect humain, les spécificités des interventions entraînant la dotation de véhicules et d’équipements supplémentaires afin de réaliser des infrastructures adaptées aux besoins et aux missions des sapeurs-pompiers.
L’aménagement des espaces intérieurs et extérieurs des centres de secours ont été étudiés et suivis par les techniciens du groupement infrastructure du SDIS 13 pour répondre à la fois aux missions de plus en plus complexes confiées aux sapeurs-pompiers et au confort de vie nécessaire à leur temps de récupération.
L’amélioration et le développement des centres de secours permettent aujourd’hui aux hommes de travailler dans de meilleures conditions et de pouvoir répondre plus efficacement aux interventions de plus en plus spécifiques et nombreuses.

C’est ainsi que les centres de secours de la Basse Vallée de l’Arc, Port Saint-Louis et Saint Mitre ont vu leurs surfaces doublées.
Certains ont été regroupés et implantés sur des sites stratégiques d’une part pour améliorer la réponse sur intervention mais aussi pour permettre aux sapeurs-pompiers d’intervenir dans de meilleures conditions.
En effet, inadaptées aux exigences de plus en plus complexes du métier, les casernes de Velaux et de Coudoux ont fusionné en 2003. Devenu la Basse Vallée de l’Arc (BVA) ce nouveau centre de secours est composé d’un accueil de 139 m2, d’un foyer-hébergement de 466 m2 d’un espace formation de 82 m2, d’une cellule administration de 215m2, de vestiaires de 129 m2, d’une remise de 1 502 m2 et d’emplacements non couverts réservés au stationnement d’une surface de 930 m2.
Le tout implanté sur un terrain clôturé de 10 660 m2.

 

Centre de Secours de la Basse Vallée de l'Arc

 

C.S. Basse Vallée de L'Arc

 

Le nouveau centre de secours Noves/Cabannes quant à lui est implanté sur un terrain de 10 000 m2 et composé de 400m2 de surface utile et de 500 m2 consacré à l’emplacement des véhicules.
Suivi en 2004 de la construction du nouveau centre de secours de Sausset-les -Pins qui comprend une zone opération, un accueil, un standard, un secteur gestion administrative et formation, des locaux de vie (hébergement, salle de détente et de restauration), un secteur intervention équipé de vestiaires, de remises pour les véhicules, de réserves pour le matériel.
Des aires extérieures ont aussi été aménagées pour le lavage, la manœuvre et le stationnement des véhicules.

En réponse à l’évolution démographique dans le secteur d’Aix en Provence, le SDIS des Bouches-du-Rhône a permis la création d’un centre de secours à Luynes au sud de la commune. Complémentaire au centre d’Aix la Chevalière cette caserne est composée de 441 m2 de locaux administratifs et de formation, de 310 m2 d’hébergement et de 420 m2 destiné aux véhicules.
La même année un nouveau centre de secours à Graveson voit le jour; d’une surface de 810 m2 il est implanté sur un terrain de 5000 m2.
Sa conception et ses aménagements permettent de répondre efficacement aux missions des sapeurs-pompiers tout en assurant le confort de vie nécessaire aux Hommes.

En 2006, le centre de secours de Fos-sur-Mer est construit.
Une caserne implantée sur un terrain de 2,8 hectares et composée de 1200 m2 de locaux administratifs et d’hébergement, de 1700 m2 de remise pour les engins qui répond aux besoins énoncés lors de sa conception.
Soit au total 4000 m2 de surface utile.
L’opération du centre de secours de Sénas est programmée.
Durant cette première phase de travaux, les locaux administratifs du centre de secours de Martigues ont été réhabilités.

 

Centre de Secours de Martigues

 

C.S. Martigues

 

Après une première tranche de réalisation avec la participation active des communes, le deuxième volet du plan pluriannuel de construction a été lancé.
Ainsi, dans le cadre de l’investissement bâtimentaire, de nouvelles opérations ont été validées sous le financement du conseil général des Bouches du Rhône.
Un plan qui a débuté par la réhabilitation et l’extension des locaux du centre de secours de Lamanon en 2006.
Cette opération s’est traduite par 934 m2 environ de surface utile contre 767 m² auparavant.
L’extension du standard et des locaux destinés aux engins représente une surface au total d’environ 167 m2.
En 2007, les centre de secours de la Ciotat et de Ceyreste ont été regroupés, pour un coût de 5,6 millions d’€.

 

Centre de Secours de La Ciotat / Ceyreste

 

C.S. La Ciotat / Ceyreste

 

Ce projet a consisté à la construction d’un centre de secours principal d’une surface utile de 3200 m2 sur un terrain de 1,5 hectares, composé de locaux opérationnels, administratifs, techniques d’espaces de vie et de repos, d’une remise de véhicules et d’aménagements extérieurs.
Le centre de secours de Berre créé en 1983 ne comptait à l’époque que des sapeurs-pompiers volontaires, aujourd’hui il compte 75 SPV et 15 SPP qui assurent 24/24h la sécurité et le secours des personnes et des biens.
Il était devenu inadapté aux augmentations des effectifs et à la complexité des interventions. Une extension s’imposait donc.
Celle-ci s’est traduite par 904 m² de surface composée d’un espace restauration, de vestiaires et de sanitaires, d’une salle de cours informatisée, d’une remise pour les véhicules, d’un local technique et d’aménagements extérieurs.

 

Centre de Secours de Berre-l'Etang

 

C.S. Berre-l'Etang

 

Des réalisations pour la période 2008- 2011

On n’arrête pas une équipe qui gagne !

Le groupement infrastructure est chargé de poursuivre ses missions et de veiller à la réalisation des projets prévus pour les années à venir.
La plupart des réalisations programmées durant cette période sont lancées et validées par le Conseil Général.
Un programme qui va vraisemblablement débuter par la construction de l’Ecole Départementale.
Ce nouvel outil d’un coût prévisionnel de 30 millions d’€ capable d’accueillir jusqu’à 450 personnes comprendra des locaux administratifs et pédagogiques sur 1600 m², des locaux d’hébergement et de restauration mais aussi des installations pour la mise en pratique représentant 5000 m² de surface bâtie et 21000 m² de surfaces extérieures aménagées.

 

Ecole Départementale

 

Ecole Départementale

 

La réhabilitation du centre de secours d’Aix en Provence en cours de réalisation comprendra quatre axes majeurs : la création d’un local destiné aux véhicules et aux vestiaires, la réfection de l’ensemble des chambres de garde et le réaménagement du bureau de coordination d’opération et de transmission pour un coût total de plus de 2 500 000 d’€ TTC.
Cette caserne répond journalièrement aux secours des 160 000 habitants de la ville d’Aix, de Venelles et d’Eguilles.
C’est pourquoi depuis la départementalisation le SDIS 13 favorise l’augmentation des gardes opérationnelles.
Ce qui se traduit aujourd’hui par des effectifs plus important soit 150 SPP et 120 SPV.

 

Centre de Secours de d'Aix-en-Provence

 

C.S. Aix-en-Provence

 

Les travaux de construction du centre de secours de Jouques Peyrolles sont quasiment achevé.
Ce projet représente un investissement de 4 000 000 d' € TTC qui se traduit par 650 m2 d’espace de vie et 900 m2 de remise sur une surface totale de près de 4 hectares.
La livraison sera effective fin juin 2008.

De plus, son implantation stratégique en limite des communes de Jouques et de Peyrolles facilitera les départs en intervention.
Cette nouvelle caserne sera en cas de nécessité le siège du poste de commandement opérationnel dans l’hypothèse du plan de déclenchement de secours par le site de Cadarache.

De nombreuses autres constructions vont émailler les années à venir en passant par la construction du centre de Secours de Molléges qui se concrétisera par la création de locaux opérationnels, administratifs, de vie, de repos et techniques représentant 1020 m2 de surface plus 2400 m2 d’espaces extérieurs pour un coût de 2,5 millions d’€.

4,3 millions d’€ c’est le coût de la construction du centre de secours prévu à Carry-le-Rouet/Ensues d’une surface de 1500 m2 et de 3 300 m2 d’espaces extérieurs aménagés sur un terrain de plus d’1 hectare .

Le centre de secours d’Istres quant à lui sera implanté à la zone d’activité du Tubé.
Cette opération consiste à l’aménagement d’un bâtiment de 5631 m2 de surface sur un terrain de 11 151 m2.
Cette nouvelle acquisition permettra de positionner une importante réserve de matériel opérationnel en son sein.

La construction du centre de secours des Pennes Mirabeau d’un coût de 5,7 millions d’€ consiste en la construction d’une caserne implantée sur un terrain de 2 hectares dont une surface utile de 1500 m2 et 5000 m2 de surface extérieure aménagée.

La construction du centre de secours de Saint Martin de Crau sur une surface totale de plus de 2 hectares est composée de 1800 m2 de locaux et 3000 m2 de surface extérieure aménagée.
Un ouvrage qui représente un budget de 4,8 millions d’€ .

L’opération de construction du centre de secours de Trets-Rousset d’un coût de 5,2 millions d’€ consiste en la construction d’une infrastructure d’une surface de 2 100 m2 et d’environ 10 000 m2 de surfaces extérieures aménagées.

Pour le centre de secours de Boulbon-Barbentane l’opération d’un coût de 2,7 millions d’€ se traduira par la construction d’un centre de secours d’une surface de 800 m2 et de 2400 m2 de surface extérieure aménagée.

620 m2 consacrés aux locaux opérationnels, administratifs, zones de vie et de repos, 1230 m2 pour la remise des véhicules et 4000 m2 de surface extérieure vont constituer le centre de secours d’Allauch pour un montant de 4,1 millions d’€.

Pour la construction du centre de secours d’Arles il s’agit de regrouper les locaux du centre de secours et ceux du Groupement Nord de la manière suivante, 5000 m2 environ pour la caserne, 500 m2 pour le centre d’entretien des véhicules et 300 m2 pour le Groupement.
Le coût de cette opération s’élève à 8,8 millions d’€.

8 millions d’€, c’est le coût de l’opération du centre de secours d' Aubagne/La Penne-sur-Huveaune implanté sur un terrain de plus de 2 hectares. Cette nouvelle infrastructure composée de 4000 m2 de surface utile et de 8000 m2 d’espaces extérieurs aménagés sera plus adaptée aux interventions de plus en plus nombreuses.
En effet, ce centre majeur du département est intervenu plus de 6000 fois en 2006.

La construction du centre de secours de Pelissanne d’une estimation prévisionnelle de 4,2 millions d’€ comprendra 1500 m2 de surface utile et 4 500 m2 de surface extérieure traitée.

De la construction des centres de secours en passant par des travaux d’aménagement, de renouvellement des équipements et d’entretien des sites du SDIS 13.
Rien n’aurait pu être achevé sans le soutien du conseil général et de son président.
C’est pourquoi en réponse à la politique de développement de l’établissement public, le conseil général et le SDIS 13 continueront à œuvrer pour améliorer les conditions de travail des sapeurs-pompiers.
Aussi , un ensemble d’opérations est en cours de validation par le conseil général : l’extension des centres de secours de Marignane, de Salon, de Cassis, de Saint Rémy, la création d’un bâtiment à usage administratif à l’état major, la construction d’un centre de secours à Port-de-Bouc, Gardanne, Châteaurenard, La Bouilladisse, Roquevaire, Vauvenargues, Grans-Eyguières, la construction de postes avancés à l’Est et à l’Ouest d’Aix en Provence.

 

Centre de Secours de Marignane

 

C.S. Marignane

 

Centre de Secours de Salon

 

C.S. Salon-de-Provence

 

Centre de Secours de Saint Rémy-de-Provence

 

C.S. Saint Rémy-de-Provence

 

TEMOIGNAGES

 

Gaëlle, technicienne au groupement infrastructure du SDIS 13 a eu l’occasion de suivre plusieurs réalisations du début des travaux jusqu’à la réception. Des dossiers qui présentent des particularités selon cette technicienne :

Quel est votre rôle au sein du groupement infrastructure ?

Ma mission consiste à être l’interface entre la demande émise par les sapeurs-pompiers du centre de secours concerné et les entrepreneurs et de vérifier si les travaux sont conformes aux besoins exprimés. Chaque caserne a ses particularités, par exemple l’extension du centre de secours de Berre l’Etang a nécessité la mise en place d’un équipement audiovisuel dans la salle de formation.

Afin de répondre favorablement à ces diversités, faites-vous appel à d’autres services ?

En effet, il est important de travailler avec des professionnels compétents. Le dossier de Berre notamment m’a permis de travailler en transversalité avec le groupement communication afin de doter le centre de secours d’un matériel audiovisuel adapté. Au-delà de l’enrichissement personnel que j’en ai retiré, c’est une satisfaction de pouvoir répondre à la demande des utilisateurs.

Des montants importants sont alloués pour le renouvellement et la modernisation des centres de secours, une gestion rigoureuse doit en découler qu’en est-il ?

Les moyens donnés pour l’amélioration des équipements sont conséquents. C’est pourquoi il est important de ne pas s’auto satisfaire. Le groupement infrastructure établit un bilan après chaque opération réalisée. Une méthode indispensable pour parfaire les réalisations à venir soumises à l’implantation géographique, aux spécificités et aux fonctionnements internes des centres de secours.

 

 

Le centre de secours principal d’Aix en Provence, fait l’objet d’une réhabilitation qui s’inscrit dans une politique globale de développement de l’établissement public. Le major Henri Delclos sapeur-pompier professionnel et responsable du service infrastructure à Aix en Provence nous fait part de son point de vue concernant les transformations apportées au centre de secours.

Des améliorations ont été apportées au centre de secours et d’autres sont en cours de travaux, comment avez-vous accueilli ce changement ?

Il était important de réaménager les locaux du centre de secours qui ne répondaient plus à l’augmentation des effectifs observés depuis 2000. En effet, aujourd’hui 150 SPP et 120 SPV bénéficient de 38 chambres neuves insonorisées, de sanitaires remis à neuf et de vestiaires. 6 chambres équipées de sanitaire sont réservées aux chefs de garde, chefs de groupes et chefs de colonne. Le standard a été refait à 100%, tout comme la création d’un local pour le service SMUR et la pharmacie. Une salle de débordement destinée à soulager le standard opérationnel en situation de crise a aussi été créée. Des travaux de propreté et d’éclairage ont été réalisés. Le mobilier du service restauration a été totalement changé. Ces améliorations permettent aux hommes de bénéficier d’un confort de vie nécessaire face à la charge importante d’interventions.

D’après vous quel est le ressenti des troupes ?

Les hommes ont apprécié que les autorités se soient intéressées à leur confort de vie en caserne. C’est important pour nous de pouvoir récupérer dans les meilleures conditions à nos retours d’intervention.

Les travaux se poursuivent, Pouvez-vous nous en parler ?

Les travaux d’amélioration du Bureau de Coordination des opérations et des transmissions sont en cours. Cette transformation nous laisse envisager une meilleure organisation opérationnelle dont les enjeux permettront à l’ensemble du personnel d’améliorer l’efficacité de leurs missions quotidiennes. La livraison est prévue pour mi avril.

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