SDIS13 - Sapeurs Pompiers des Bouches du Rhône
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Feu du Montaiguet : réponse du SDIS 13 au CIQ de Gardanne-Ouest

30 Novembre 2007

La semaine dernière, le Comité d’Intérêts de Quartier (CIQ) de Gardanne-Ouest a fait savoir par voie de presse qu’il introduisait un recours en responsabilité auprès du tribunal administratif de Marseille concernant le feu du Montaiguet de l’été 2005. Le CIQ considère avoir la conviction d’ « un dysfonctionnement dans l’organisation des secours ».

En attendant l’audience qui sera fixée dans plusieurs mois au tribunal administratif, le SDIS 13 a souhaité répondre à ces attaques par le communiqué suivant dont de larges extraits ont été publiés dans l’édition de La Provence d’Aix du mardi 27 novembre 2007 :

Réponse du SDIS 13

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours des Bouches-du-Rhône (SDIS 13) s’interroge et s’étonne de l’énergie déployée par le CIQ de Gardanne-Ouest à stigmatiser une affaire pour laquelle les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont opéré des choix stratégiques en adéquation avec les risques encourus sur l’incendie du Montaiguet survenu en août 2005. Ces prises de décisions ont été d’ailleurs été confortées par un rapport d’enquête du ministère de l’intérieur en avril 2006.

Sur l’ensemble du territoire départemental, comme à son habitude, durant la période feux de forêts un dispositif préventif est mis en place par l’état major du SDIS. Le 5 août 2005, 25 groupes d’intervention, soit plus de 450 hommes et près de 130 véhicules de lutte contre les feux de forêts étaient ainsi mobilisés sur le terrain et prêts à agir.

La sécheresse, le vent violent, les températures élevées plaçaient le département en situation de risques exceptionnels. Pour la seule journée du 5 août les sapeurs-pompiers ont du faire face à 77 départs de feu attisés par un mistral frôlant les 100kms/h en rafale. En fin de journée, les soldats du feu sont appelés pour intervenir sur un nouvel incendie qui vient de se déclarer sur la colline du Montaiguet, rapidement maîtrisé. Les dégâts ont été limités à 25 hectares de végétation brûlée.

Au regard de la propagation rapide de ce sinistre favorisé par un vent violent et difficilement accessible faute d’un débroussaillage correct, les sapeurs-pompiers, conscients d’une reprise possible décide de mobiliser pour la nuit et le lendemain 13 groupes d’intervention de lutte contre les feux de forêt, soit plus de 50% de l’ensemble du dispositif préventif réparti sur tout le département.

Le lendemain, le 6 août, le vent s’intensifiait et de nouveaux départs de feu se déclaraient dans le département. 12 groupes se trouvaient étaient toujours sur le terrain au Montaiguet quand, comme les sapeurs-pompiers le redoutaient, trois nouveaux foyers se déclaraient et progressaient à une vitesse impressionnante prêt à tout ravager sur leurs passages. 680 hommes, 197 engins de lutte contre les feux de forêts et les moyens aériens disponibles venant appuyer la bataille au sol, ont lutté efficacement durant plusieurs heures afin de maîtriser ce brasier. Les sapeurs-pompiers ont procédé à l’évacuation et à la mise en sécurité des habitations et des installations menacées. Le feu aura endommagé seulement 5 maisons avant d’être maîtrisé.

Grâce à l’intervention rapide des secours et la montée en puissance des moyens de lutte contre les feux de forêt, l’entreprise Garella qui compte 200 employés, la centrale électrique de Gardanne et de très nombreuses habitations ont été heureusement préservées. Au total 500 hectares ont brûlé sur 10 000 menacés et aucune victime n’a été déplorée alors que la virulence de l’incendie renforcé par un vent violent laissait pressentir des dégâts considérables et tragiques.

Les sapeurs-pompiers des Bouches du Rhône n’ont pas à se justifier d’avoir fait des choix qui s’imposaient d’eux-mêmes et d’avoir tout mis en œuvre pour éviter un scénario de crise catastrophique. A titre d’exemple, en octobre dernier, en Californie, dans la banlieue de Los Angeles, dans des conditions de sécheresse et de météo identiques à celles recensées lors du feu du Montaiguet, 7000 hectares de végétation ont été parcourus et 300 maisons détruites pour un total de 7 millions d’euros de dégâts.

Le SDIS 13 ne doute pas que le Comité d’intérêt de Quartier de Gardanne-Ouest mette autant d’acharnement à aider la justice à rechercher les incendiaires et à aider à l’application des règles obligatoires de débroussaillement auxquelles chaque citoyen doit se soumettre qu’il n’en met à dénigrer les choix stratégiques des sapeurs-pompiers des Bouches du Rhône.

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